Dans la région du Nord Luzon et ses rizières, Philippines.

Dans la région du Nord Luzon et ses rizières, Philippines.

Banaue, dit « Banawe », rien qu’y arriver est déjà une épreuve ! Situé sur la même île que Manille à 9h de bus de nuit, je pose mes affaires quelques jours dans la région du Nord Luzon, qui est très réputée pour les rizières dans la Cordillera.

Trouver le logement a été très facile, à peine sortie du bus et de mon demi-sommeil, un local avait une bonne proposition dans un lodge que j’avais déjà repéré sur internet. Aussitôt la clé et un p’tit déj’ avalé à 6h du mat’, et je pars me (re)-coucher.

L’après-midi je décide d’aller voir ces fameuses rizières aux abords du village. Tous les gars en tricycle à la sortie de mon logement sont bien décidés à m’y conduire, mais cela perdrait quelque peu son intérêt. J’ai marché un moment, puis j’ai vu des femmes marcher le long d’une rizière. Comme je l’avais déjà fait à plusieurs reprises à Bali, je fais de même et pars me perdre au méandre des champs verts. Je rencontre une vieille dame locale qui m’explique qu’au bout du chemin sur lequel je suis, il y a un village. Je ne continue pourtant pas jusque là, étant donné que cela fait déjà plus d’une heure que je marche, que je n’ai plus beaucoup d’eau et que je vois un long et interminable escalier pour mener jusqu’à ce village. La vue en hauteur sur les rizières et la Cordillera en était stupéfiante.

De retour à mon logement, il n’est pas très tard, donc je prends les renseignements pour aller à un point de vue, d’un autre côté de Banaue. Il s’avère qu’il n’y a qu’une demi-heure de marche pour y aller, donc je fais le plein d’eau à nouveau et m’y rend facilement. A mon retour, il fait déjà presque nuit, il est temps de se reposer un peu pour la journée du lendemain.

Un guide dans le lodge m’a déjà réservé une place dans le Jeepney du lundi 15 avril pour aller à Batad. Je fais la rencontre de 2 bretons voyageurs, Cécilia et Julien, avec qui je vais passer cette journée remplie d’émotions ! Après 45 minutes/1 heure de transport, on arrive à Batad, enfin,… on arrive à 45 minutes à pied de l’entrée de Batad ! Il est conseillé de prendre un guide pour la visite de ce patrimoine de l’Unesco, qu’ils qualifient eux-mêmes de huitième merveille du monde ! Donc c’est parti, on emboite le pas de notre guide en constatant bien que depuis le début, les chemins descendent… Et finalement, on prend un peu plus de hauteur dans la montagne pour aller admirer la vue environnante du village et des rizières sur les pans de montagne. Notre randonnée passe par des voies normales telles que des chemines tous tracés, puis parfois, nous mettons les pas sur des corniches de rizières, avec la rivière de rizières sur la gauche et un vide de 2-3 mètres sur la droite surplombant des… rizières, bien sûr ! La marge d’erreur étant donc égale à zéro, la concentration est de rigueur et l’équilibre est de mise lorsque nous avons à prendre des escaliers de rizières (qui ne sont en fait que des cailloux de la taille d’un pied dépassant un mur de…rizières) !

Escalier de pierre dépassant du mur

Escalier de pierre dépassant du mur

Il y a beaucoup de riz dans tout ça, donc pour se changer les idées, notre guide nous emmène à une cascade ! Généralement, pour aller voir une cascade de près, il faut descendre la montagne. Sauf que juste un trekking, ça serait probablement plus simple ! A Batad, ils mettent des marches partout, et souvent la taille des marches arrive au niveau des genoux. La fatigue commençait sérieusement à s’installer, puis il a fallu remonter toutes ces marches menant à cette très belle chute d’eau !

Trajet raccourci au travers des rizières, nous arrivons au village de Batad, qui est dans la vallée. Un passage éclair, et nous entamons notre remontée, paraissant interminable, et nous poussant jusqu’au bout de nos forces. Un repas réservé dès le matin, nous permet de recharger un petit peu les batteries avant d’enchainer sur la dernière partie. Celle-ci correspond aux premiers pas dans cet amphithéatre de Batad. Et lorsque nous descendons un moment donné, il faut remonter pour rentrer. Nous rencontrons d’autres français sur notre route, et la discussion fait passer une partie de la marche plus aisément, mais alors… les 412 dernières marches (un panneau nous donnait cette précision)… On les a bien senties passer les unes après les autres… Le temps nous était compté pour ne pas louper le Jeepney qui nous avait emmenés le matin, donc Julien encore un peu vaillant est parti le retenir pendant qu’avec Cécilia on faisait de très nombreux arrêts pour prendre des photos !

Cette journée restera mémorable un long moment, avec ces 5 heures de trek dans les rizières en montagne, et la tâche si ardue pour admirer ce patrimoine philippin hors du commun.

Le jour suivant, je prévois de partir à Sagada, qui est à 2-3 heures de route en théorie. Nicolas m’avait parlé d’un transport privé, puis en cherchant les infos avec le logement où je me trouvais, il m’avait dit qu’il partait le matin très tôt, permettant de rallier ce village plus rapidement… J’ai eu beau chercher, je ne l’ai trouvé qu’à 9h le matin ! Et une fois à ce van, je retrouve Aurélien, voyageur pour un tour du monde, que j’avais rencontré la veille dans le logement. Les conversations continuent le temps du trajet, puis on part à la quête d’un logement pour la nuit. Une fois trouvé, un repas englouti, on se dirige vers le centre d’information pour en savoir plus sur les fameuses grottes de ce village.

Cela est assez proche à pied, mais la dame nous prévient qu’il faut un guide… ouais ouais, on verra sur place ! Une fois à l’entrée d’une des grottes, on se dit qu’on se le tenterait bien sans guide, voir si c’est vraiment nécessaire. Il y a des marches, encore, et encore (le deuxième « encore » est lié aux courbatures de la veille, rendant la descente un peu plus longue !) et une fois en bas, ben… « il fait tout noir ». Heureusement nous avons nos lampes frontales, qui nous avaient déjà values précédemment un demi-tour au logement pour aller les chercher ! Bref, en fait il n’y avait pas vraiment de chemin tout tracé, donc nous sommes remontés, partis trouver un guide, et redescendus en sa compagnie. Il a fait tout la différence avec son humour bien à lui, et souvent le seul à en rire !

Il nous explique que la grotte est divisée en 3 parties. La première est la partie « ça glisse » entre la fiente de chauve-souris et l’eau, il valait mieux faire attention où mettre les pieds, et du coup les mains pour s’accrocher où on peut. Comme a dit notre guide : « On peut laver les mains, on ne peut pas laver une vie », ça, c’est philosophique ! Ensuite, nous abordons la seconde partie sur un jeu de devinette, avec régulièrement les pieds dans l’eau très fraîche. Le guide nous montre des formes de roche, et on tente de trouver à quoi cela peut bien correspondre… Parmi beaucoup d’entre elles, on se rend vite compte qu’ils sont plutôt porté sur la chose…

A cette devinette, il me semble que c'était les dents du roi.

A cette devinette, il me semble que c’était les dents du roi.

Puis la dernière partie correspond à des glissades (toujours) avec de la hauteur ! Il s’agissait de se laisser tomber le long des parois de plus de 2m de haut, puis de les remonter à l’aide d’une corde, d’escalader le guide en marchant sur ses genoux, … Et une fois en bas assez rapidement et bien on remonte tout ça, sans les devinettes cette fois pour finir en beauté avec la remontée des marches. Retour au logement, je profite de la matinée du lendemain pour… ne rien faire ! L’après-midi, nous reprenons le transport pour aller à Banaue, d’où repars notre bus de nuit pour retourner à Manille.

Enchaînement presque parfait, mais le chauffeur de ce van entre Sagada et Banaue était fermement décidé à rentrer très rapidement… J’ai eu vraiment peur pour nos vies dans plus d’un virage, et pourtant je suis encore là pour raconter ces péripéties !

De retour avec Aurélien à Manille avant 4h du matin, nous prenons des directions différentes. Il part vers Palawan quand je vais vers Mindoro.

Le Nord Luzon est définitivement une région des Philippines incontournables : des paysages magnifiques et des randonnées mémorables !

Aventures à suivre sur l’île Mindoro pour de la plongée sous-marine !

Des bisous

Photos des rizières du Nord aux Philippines

 

 

 

3 commentaires
  1. Merci beaucoup Béatrice pour ce message d’encouragement ! Et voici une occupation plus saine pour la santé ! 😉
    Les péripéties continuent dans les articles suivants ! 😆

  2. que de péripéties encore dans cette escapade !!!
    beaucoup d’exercices physiques ! mais tu en avais perdu un peu l’habitude depuis que tu prenais des photos, c’était moins fatiguant ?
    bonne continuation.
    à quand la suite ?
    bisous

  3. Bonjour,
    Je suis la secrétaire de l’association où adhère votre maman et quand j’en ai marre de travailler, je ne fais pas de pause cigarette, je fais ma « pause LN » 🙂 Je m’évade en quelques minutes ailleurs où je rêverai d’être grâce à vous, vos superbes photos et vos articles qui me donnent des ailes et du rêve.
    Cordialement, bonnes routes et comme dit toute maman, attention à vous !
    Béa